Nouvel article du Vésubien

La Bourrache (Borrago Officinalis)

Originaire de Syrie, les romains buvaient un breuvage à base de fleurs macérées dans du vin pour se donner du cœur à la bataille.

Cette plante annuelle, de la famille des Boraginacées, aux fleurs bleues du plus bel effet, est facile à cultiver. Mellifère elle nécessite très peu d’entretien et se ressème spontanément. Elle occupe beaucoup de jardins et on la rencontre dans les terrains vagues ensoleillés. Elle se sème au printemps et se récolte jusqu’en automne.

Les jeunes pousses (à la saveur acidulée et au parfum de concombre) sont mangées en salade, les feuilles adultes se cuisent comme les épinards, quant aux fleurs (à la saveur d’huître) on les utilise en décoration dans les plats.

La bourrache est très riche en vitamine C, ses feuilles contiennent du mucilage mais aussi du nitrate de potassium et les graines sont riches en acides gras.

De nos jours, on utilise beaucoup l’huile de bourrache en cosmétique contre le vieillissement de la peau et comme cicatrisant.

Puissant antioxydant, elle est aussi dépurative permettant ainsi de stimuler les fonctions rénales, de drainer le sang (on s’en sert pour soigner certaines maladies éruptives de la peau. Elle agit également, sur les glandes surrénales qui produisent la DHEA (une hormone antidépressive)

Cependant, elle ne doit pas être consommée par les femmes enceintes et une consommation excessive peut se révéler toxique pour le foie. En dehors d’un usage culinaire il est recommandé de consulter un spécialiste (naturopathe, pharmacien….)

Idée recette «Ravioli à la Bourrache» :

Pour la pâte :300gr de farine, 3 œufs, 1,5 c à s d’huile d’olive, 1,5 c à c de sel

Pour la farce :25 cl de ricotta, 1 kg de bourrache, 1 gousse d’ail, 2 œufs,1 pincée de noix de muscade, 15cl de parmesan râpé, 1 œuf battu.

Préparer la pâte et la faire reposer 30mn avant de l’étaler, coupez-la en cercles, y mettre la farce, les fermer en utilisant l’œuf battu. Faire cuire dans l’eau bouillante 3 à 5mn.

 

                                                                                Florence VICINI, naturopathe/praticienne en MTC

 

Article paru le 1er mars 2016

 

L’Hysope (hyssopus officinalis)

 

Originaire d'Europe Méridionale, Asie et Afrique du nord, elle est facile à cultiver.

Cet arbrisseau vivace au feuillage semi persistant, se retrouve dans des environnements secs de type garrigue. Ses petites fleurs (bleues, violettes, rouges ou blanches) groupées en épis, lui donnent des airs de lavande.

Cultivée au Moyen âge, sous Charlemagne, dans les jardins monastiques, elle est très symbolique pour les chrétiens, puisqu'elle est citée à 12 reprises dans la bible et notamment à l'occasion de Pâques, comme plante purificatrice à l'inverse de la culture Hébraïque où elle symbolise l'humilité.

Ses feuilles fraîches ou séchées, sont utilisées comme condiment, aux saveurs prononcées légèrement amères.

Quant au doux parfum des fleurs, il relèvera agréablement le goût de vos salades et légumes. On l'utilise dans la composition de certaines liqueurs (absinthe, pastis, chartreuse...) et comme agent aromatisant lors de brassage de la bière.

Du côté médicinal on retiendra:

-ses propriétés antivirales utiles en cas de rhum, angine, fièvre.

-détoxifiante par son action diurétique et intéressante en cas de constipation.

-stimule la digestion et permet l'évacuation de gaz gastriques.

-stimule le flux menstruel.

-diminue et aseptise les plaies, contusions (en compresse).

-calmante, agissant sur le système nerveux et utilisée traiter certaines formes d'épilepsie.

Idée recette "Poulet Fermier à l'Hysope" :

Ingrédients : 1 poulet fermier, 40cl de jus de veau lié, 300 gr de chanterelles ou cêpes, 50 gr d'échalotes, 5gr de vin blanc, 1 cl de cognac, 100gr de beurre, sel, poivre, 1 bouquet d'hysope.

Préparation : hacher les feuilles, dans une sauteuse faire dorer dans le beurre le poulet coupe en morceaux. Ajouter les queues d'hysope et l'échalote, faire suer jusqu'à évaporation de l'eau, flamber le poulet avec le cognac et déglacer au vin blanc. laisser réduire à feu doux, lier le jus avec le liant et laisser mijoter 30mn mini.

Bon Appétit !

                                                           Florence VICINI, naturopathe/praticienne en MTC

 

 Article paru le 1er avril 2016

Écrire commentaire

Commentaires : 0